Conférence-Débat: L’Economie libanaise et l’EURO…

Comme vous le savez, l’aide humanitaire ne constitue pas le rôle unique de la SMEL…l’éveil culturel et l’incitation à la prise de conscience en fait partie également. Pour cette raison-là, la SMEL a organisé récemment, en collaboration avec la BYBLOS Bank Europe, une conférence-débat intitulé « Quelles leçons pour l’économie libanaise de la crise de la zone EURO?« . Cette conférence a eu lieu le Mercredi 11 Juin 2014 à The Hotel à Bruxelles. La conférence était médiatée par le président de BYBLOS BANK Europe, Mr. Fouad TRAD, et présentée par l’économiste chef et le responsable des recherches et analyses économique du groupe BYBLOS Bank, Mr. Nassib GHOBRIL.

Vous pouvez consultez le restant des photos dans la galerie.

 

 La conférence débute par un historique résumé ainsi que la situation économique actuelle de l’union européenne et de l’EURO. Selon Mr. GHOBRIL, il n’y a pas de doute sur la causalité de la crise de 2009 sur la baisse économique en Europe depuis, gonflant ainsi la dette publique de plusieurs pays européens. Les principaux pays concernés par cette dette, étants la Grèce, L’Espagne, l’Irlande et le Portugal, se voient surtout leur fardeau alourdi par des elements comme la pension, la liberté économique en baisse, la compétitivité réduite, et le taux de chômage croissant. 

 En ce qui concerne le Liban, ce petit pays qui avait tellement bien résisté à la crise économique de 2009, se voit, selon Ghobril, détériorer son économie dans tous ces aspects, notamment en terme d’influx de capitaux, de confiance de consommateur, et de dette nationale. Au lieu que ce soit l’économie mondiale qui influencerai l’économie libanaise, ce sont plutôt les faits et les événements d’intonation politique qui influence plutôt ces chiffres. Le Liban est descendu de la 3ème position à la 11ème position sur l’échelle des économies arabes, dû au man que de réformes au sein de son système. Dans le marché des GSM, nous restons parmi les derniers, malgré les efforts redoutables des derniers ministres, pour améliorer les tarifs, le réseau et la compétitivité de ce marché. La dette nationale aurait shifté de 6% du PIB en 2011 jusqu’à 11% du PIB estimé en 2014 ! 

De maintes vérités douloureuses ont surgi lors de cette conférence, ce qui est souvent le cas quand on parle de chiffres. L’importance de cette conférence était d’en tirer des leçons, tout en extrayant l’origine du problème. Malheureusement, celui-ci réside dans l’infrastructure et ses déficits, et la manque de confiance aux politiciens de la part du citoyen libanais. La preuve principale de ce genre de facteur, réside dans l’exemple de l’accord de Doha, qui avait provoqué un boom économique sans précédent au Liban. 

Reste à en déduire les points forts de l’économie libanaise, avant de parler d’un plan pour la suite. Premièrement, la dette étant majoritairement en devise locale plutôt que d’être en devise internationale (40% en USD, et 60% en LBP), ceci nous protège des fluctuations internationales dangereuses, pourvu que la livre libanaise garde son niveau.  Deuxièmement, la puissance de l’économie libanaise, résiderait dans la confiance aux banques par son secteur de gestion, en attirant les dépôts, et en gardant une reserve obligatoire pour défendre les LBP.  Grace aux depots d’environ 1,5 billion USD/mois, les banques peuvent ainsi, financer et supporter le secteur privé.

Pour cette raison-là, et pour en profiter de cette position de force des banques privées au Liban, on constate qu’une des meilleures possibilités pour le futur économique du Liban, serait de continuer à attirer les dépôts , et à continuer à soutenir cette économie fragile et solide à la fois, par une confiance au secteur des banques privées.

Le débat s’est basé essentiellement sur l’influence négative et positive que la crise syrienne actuelle pourrait apporter à l’économie libanaise, surtout en cas de résolution de la guerre, et reconstruction du pays. Le débat était prolongé par une discussion sur les plans d’extraction de gaz, et de ses énormes avantages pour le liban, malgré qu’on soit probablement optimiste quant aux délais avant lesquels un résultat pourrait être aperçu.

 

La conférence était suivi d’un cocktail dînatoire, dans une ambiance conviviale et professionnelle à la fois, avec des rencontres mélangés entre membres de la SMEL et le corps médical d’un coté, et économistes et intéressés par le monde financier de l’autre…le tout face entouré par une vue panoramique sublime de la ville de Bruxelles !

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